L’action du Conseil général dans le département est reconnue, et son utilité affirmée : les habitants souhaitent massivement que cette collectivité ne soit pas supprimée, mais soit au contraire défendue. En revanche, une proportion non négligeable d’entre eux estime être mal informée sur son rôle et ses actions. Le Conseil général gagnerait donc à faire connaître davantage son action, afin d’accroître sa visibilité auprès d’une plus large part de la population locale.




L’Eure : un département agréable à vivre



Les habitants de l’Eure expriment massivement leur satisfaction de vivre dans le département : 92% l’affirment, dont près d’un tiers (31%) qui se disent même « très » satisfaits. Seuls 6% se disent insatisfaits. Cette satisfaction est commune à l’ensemble des habitants, quels que soient l’âge ou la catégorie socioprofessionnelle des habitants, même si les plus de 60 ans se montrent les plus enthousiastes (43% sont très satisfaits).

Une proportion tout aussi importante de la population (86%) estime également que l’Eure est un département dans lequel on vit plutôt bien, contre seulement 10% qui pensent que l’on y vit plutôt mal. Là encore, l’approbation est massive quel que soit le profil des personnes interrogées.

Enfin, les habitants dressent un constat plutôt positif de l’évolution du département : 36% estiment que depuis quelques années la situation dans l’Eure s’améliore, 40% qu’elle reste stable, et seulement 18% qu’elle se détériore.

Ces résultats confirment les enseignements de l’enquête réalisée pour l’Association des Départements de France, et montrent que les Eurois, comme les Français, sont attachés à leur territoire.

Des attentes en termes de dynamisme et d’activités culturelles et sportives

Cette large satisfaction ne doit toutefois pas masquer certaines attentes des habitants, concernant notamment le dynamisme du département. En effet, même si une majorité d’habitants indique que l’Eure est un département plutôt en expansion (58%) et plutôt dynamique (54%), une proportion non négligeable émet l’opinion inverse (31% jugent le département plutôt en déclin et 41% l’estiment plutôt pas dynamique). Les Eurois se montrent également très partagés concernant les activités et événements culturels et sportifs : 46% jugent le territoire plutôt riche dans ce domaine, 44% plutôt pauvre.

Si aucune insatisfaction n’émerge, ces chiffres illustrent néanmoins de réelles attentes sur ce sujet, notamment chez certaines catégories d’habitants, plus jeunes et plus actives. Ainsi, si les personnes de plus de 60 ans s’estiment satisfaites, une majorité de jeunes de 18 à 24 ans et de cadres supérieurs déplorent le manque de dynamisme et d’activités culturelles et sportives dans l’Eure.

Un réel attachement au Conseil général, dont l’action gagnerait à être davantage connue

De manière générale, les habitants ont conscience de l’action du Conseil général dans un certain nombre de domaines, au premier rang desquels figurent les collèges, mais leur connaissance reste assez confuse : nombre d’entre eux ne se prononcent pas, et une proportion non négligeable pensent que la formation professionnelle (54%) et même le transport ferroviaire (38%) bénéficient du soutien du Département.

Ainsi, la majorité des Eurois a le sentiment de ne pas bien connaître le rôle et l’action du Conseil général (53%) et 43% s’estiment mal informés.

Dans le détail, les réalisations récentes du Conseil général sont connues d’une majorité d’Eurois (52% concernant la création d’une infrastructure de haut débit, 53% concernant la création du musée des impressionnismes et 59% pour le transport à 2€ et l’expérimentation du transport à la demande), à l’exception de l’expérimentation du RSA (seuls 36% en ont entendu parler). La proportion de personnes n’ayant jamais entendu parler de ces réalisations est donc loin d’être négligeable (entre 41% et 64%), signe que la communication autour de ces actions pourrait être renforcée.

On note toutefois que la notoriété de chaque réalisation est supérieure auprès des personnes les plus concernées : ainsi, les jeunes de 18 à 24 ans ont davantage entendu parler du transport à 2€ (70%) tandis qu’à l’inverse les plus de 60 ans sont ceux qui connaissent le plus le musée des impressionnismes (71%).

Ces réalisations, lorsqu’elles sont connues, sont accueillies favorablement : toutes sont jugées massivement innovantes par les Eurois qui en ont entendu parler, notamment le transport à 2€ (92% dont 40% qui la jugent même «très» innovante). Le Conseil général gagnerait donc à faire davantage connaître son action, dans la mesure où lorsqu’elles sont connues, ses réalisations sont appréciées.

Pour cela, le journal C l’Eure peut apparaître comme un bon moyen d’informer les habitants. En effet, deux habitants sur trois (68%) lisent le magazine du Conseil général, dont 33% régulièrement et 35% de temps en temps. C’est une proportion importante pour un magazine émanant d’une collectivité, et ce d’autant plus que c’est le principal vecteur d’information sur le département. En effet, ce support arrive en tête des réponses concernant les moyens par lesquels les habitants s’informent sur le département (45%), au même niveau que la presse locale (44%) habituellement davantage mentionnée dans les enquêtes locales, et loin devant la télévision (34%), Internet (24%) et la radio (22%).

Le site Internet www.eure-en-ligne.fr est en revanche moins utilisé (seuls 18% le consultent), essentiellement parce que les personnes de plus de 60 ans, peu familières de l’outil Internet, ne l’utilisent guère. On notera que les cadres (33%) et les personnes exerçant une profession intermédiaire (27%) consultent en revanche davantage le site du Conseil général.

Une institution que l’on souhaite défendre

L’utilité du Conseil général est reconnue par ses habitants, qui ne souhaitent pas la voir disparaître. Ils expriment ainsi massivement leur attachement à cette institution, qu’ils considèrent comme une collectivité utile qu’il faut défendre (85%). Seuls 10% ne comprennent pas vraiment son intérêt et souhaitent la supprimer.

Cet attachement est massif dans toutes les catégories de population, quels que soient l’âge, la catégorie sociale ou la préférence partisane.